Il y a tant d'espoirs

Il y a tant d'espoirs
Qui me faisaient espérer des jours moins noirs.
Tant de volontés
D'aller voir ailleurs les gens me faire chier.
Tant de pleurs versés
Pour des nerfs qui ont lâchés.
J'ai parfois envie de m'arrêter, oui je pense trop, c'est vrai. Mais rien ne peut l'empêcher. Je prie parfois pour avoir la paix : ne plus penser, qui n'en a pas rêvé ? Moi je l'espère qu'un jour, cette paix me soit accordée : j'en ai besoin.

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J'ai voulu des amis
Et tous ont fuis.


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Pourquoi pas ?

J'ai souvent douté sur mes envies. Mais tu es léger, tu est souriant et je te fait rire à souhait. Auparavant, tu m'étais inconnu et alors, lorsque je te croisais, je ne rencontrais que le vide qui m'entourais. Pourtant depuis quelques jours, la folie ne s'est pas invitée sans être conviée. Et bien sûr tu l'a accompagnée. J'ai l'impression d'avoir un ami. Et si ca n'est pas vraiment encore le cas, je sais que ca ne saurait tarder parce que je suis bien avec toi. Une complicité ne s'installe pas, elle naît d'ennuis et d'envies, ce dont nous avons tous les deux en communs. Je te sens comme un collégien qui a envie de faire bien. Je me sens joyeuse et je voudrais que tu le sois aussi. Lorsque la mélancolie fera de nouveau son apparition, je sais que te voir suffira à la blesser. J'aimerais déjà être lundi pour pouvoir t'embrasser du regard, comme un improbable ami que tu étais voilà quelques mois. Je ne sais pas ce que tu pense de moi et bizarrement cela ne m'indifère pas. Mais aujourd'hui tu es mon sujet et mon inspiration, celui auquel j'ai pensé pendant une bonne partie de la journée, lorsque tu n'étais pas à mes côtés.

C'est idiot, je le sais, mais j'ai l'impression que tu aime accompagner mes journées. Pour une fois je n'ai rien demandé et tu es là, au meilleur moment qui soit. Revient encore demain, reste ici pour juillet, accompagne moi aussi durant l'été... Pourquoi pas ?

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Je m'exprime mal.

Voilà déjà quelques temps. Déjà et pourtant. L'escargot temporel, lente progression sur le pavé ensoleillé de nos vies écourtées. Un grand vide, qui n'est pas mesurable, qui me plonge ou plutot où je plonge.
Et pourtant tant de choses évoluent, progressent et prennent l'ampleur que je souhaite leur voir. Tant de choses. Et tant de choses ne sont plus. Tant de choses que je n'ai pas maitrisées jusqu'à leur mort, comme on ne dicte pas de la mort d'un humain. Le matériel est enclin à être du spirituel ou -plus vraisembablement- je divague. Mon âme charitable est tout de même chahutée de constater. Et les constats ne manquent pas. Et que comprendra tu de tout ceci ? Et cela m'importe peu en vérité. Je veux divaguer si ca me plait, laisser les mots fuir de mon esprit par ma bouche, les laisser vous envahir comme vous envahit parfois le rire que je n'ai pas. Et la folie, tendre dérision de l'oubli, m'a très vite rattrapée. Voilà des mois qu'elle n'étais pas apparue. Et c'est bon de la voir là, encore en moi. Pas disparue alors, toujours là en veille, à hiberner peut-être. Merci de t'être réveillé, folie innée que je ne peux refouler. C'est ainsi que les autres me voient et c'est ainsi que je veux que les autres me voient. Je suis ce que tu n'es pas. Malheureusement, je ne suis pas ce que tu es.
Lundi, Mardi, ... Peut-être les autres jours auront-ils autant de folies ? Peut-être que je revis ? Peut-être que c'est fini ? Avec des peut etre, on finit tout de même par vivre les lendemains. Et chaque lendemain accumulé aux autres finit par devenir nos vies... la mienne en tout cas.

 

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Est-il étonnant qu'on n'atteigne pas le sommet, quand on a entrepris une route escarpée ?

"Est-il étonnant qu'on n'atteigne pas le sommet, quand on a entrepris une route escarpée ? [...] J'entendrai, dit-il, mon arrêt de mort du même air que je le prononcerai et que je le verrai exécuter ; je me soumetrai aux travaux, qu'els qu'ils soient ; mon âme soutiendra mon corps. Je mépriserai les richesses, soit présentes, soit absentes, sans être plus triste si elles sont ailleurs que chez moi, ni plus fier si elles brillent autour de ma personne ; je ne serai sensible ni à l'arrivée ni à la retraite de la fortune ; je regarderai toutes les terres des autres comme m'appartenant, et les miennes comme appartenant à tous ; je vivrai persuadé que je suis né pour les autres, et j'en rendrai grâce à la nature des choses. Que pouvait-elle, en effet, faire de mieux pour moi ? Elle m'a donné à tout le monde et tout le monde à moi. Quels que soient mes biens, je ne les garderai point en avare, ni ne les dissiperai en prodigue ; je ne croirai vraiment posséder que ce que j'aurai bien donné ; je ne compterai ni ne pèserai mes bienfaits ; je les apprécierai d'après le mérite de celui qui les recevra ; je ne croirai pas avoir fait beaucoup, s'il en est digne. Rien pour l'opinion, tout pour la conscience dans mes actes ; je croirai avoir le public pour témoin quand j'agirai sous ma seule surveillance. Mon but dans le manger et le boire sera de calmer les exigences e al nature, et non point de remplir et de vider mon estomac. Gracieux pour mes amis, doux et facile pour mes ennemis, je serai fléchi avant d'être prié, j'irai au-devant des deandes honnêtes. Je saurai que ma patrie c'est le monde, et que les dieux en sont les maîtres ; qu'ils se trouvent au-dessus et autour de moi, censeurs de mes actes et de mes paroles. Quand il plaira à la nature de redemander mon âme, ou à la raison de la renvoyer, je partirai avec le témoignage d'avoir aimé la bonne conscience et les études honnêtes, de n'avoir diminué la liberté de personne et de n'avoir vu la mienne restrainte par personne. "

                                                                                                                                    
                                                                                           
"Définition du bonheur : Cherchons un bien non apparent, mais solide et de plus en plus beau à mesure qu'on le pénètre. Nous devons le déterrer. Il n'est pas loin, et on le trouvera ; il faut seulement savoir où porter la main. Actuellement nous passons, comme dans les ténèbres, au-delà de ce qui est près de nous, nous heurtant contre cela même que nous désirons. [...] La vie heureuse est donc celle qui s'accorde avec sa nature ; on ne peut l'obtenir que si d'abord l'esprit est sain et en possession constante de sa santé ; si de plus il est énergique et ardent, doué des plus belles qualités, patient, propre à toutes les circonstances, soigneux du corps et de ce qui s'y rapporte, mais sans trop de préoccupations ; s'il veille aux autres choses de la vie, sans s'étonner d'aucunes ; s'il use des rpésents de la fortune sans en être l'esclave. Tous comprennent, sans que je l'ajoute, qu'il suit là une perpétuelle tranquilité, ainsi que la liberté, puisqu'on a banni ce qui nous irrite ou nous fait peur. Au lieu des plaisirs et de ces jouissances mesquines et fragiles qui nuisent au sein même des désordres, s'établit une joie grande, inébranlable, égale ; l'âme se remplit alors de paix, d'harmonie, d'élévation, de douceur. De la faiblesse, en effet, vient toute humeur farouche. [...] L'Homme heureux est donc celui qui a un jugement droit, qui se contente du présent, quel qu'il soit, et qui aime ce qu'il  a ; celui auquel la raison rend  agréable toute situation de fortune. "

                                                                                                                                      
                                                                                            
"Voilà ce que vous en comprenez pas, et vous affectez des airs qui ne sont pas conformes à votre situation. Vous êtes comme  beaucoup de gens qui s'amusent au cirque et au théâtre, tandis que leur maison est dans le deuil pour un malheur qui ne leur a pas été annoncé. Quant à moi, qui regarde de haut, je vois les orages suspendus sur vos têtes : les uns ne crèveront que dans quelques temps le nuage qui les porte ; les autres appochent et sont sur le point de vous emporter avec vos biens. Que dis-je ! A cette heure même, votre âme n'est-elle pas, sans le savoir, le jouet d'un tourbillon rapide qui vous enveloppe, vous fait fuir et rechercher le même objet qui tantôt vous lance dans les airs, tantôt vous précipite dans l'abîme et vous brise ?"



Extraits "De la vie heureuse", Sénèque, traduction de 1883 d'un professeur de philosophie. 

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Quelle folie

Quelle folie de s’attacher à la vie. Quelle folie de croire en sa fin. La vie n’est pas la fin de quoi que ce soit. La mort est normale et nous l’a diabolisons. Nous luttons, chaque jour de notre vie contre ce temps qui passe, contre les minutes qui s’écoulent et contre les secondes qui défilent. Nous ne voulons pas mourir. Nous ne voulons pas connaître la mort. Nous avons peur de la mort. Mais qu’est t-elle la mort ? Pourquoi avons-nous besoin d’un lieu, d’une mémoire, de souvenirs pour nous rappeler nos morts ? Pourquoi pensons t-on aux morts ? Ils nous manquent. Oui. Mais bien des personnes en vie nous manquent aussi. Contre le temps qui passe, nous avons crées la photo pour se souvenir de ce sourire. Et comme le temps n’étais pas assez présent sur ces photographies, nous avons crées les caméscopes  pour se souvenir d’un rire. Et bien avant cela, nous avons pensé et beaucoup pensent encore qu’une divinité décide de notre vie. Que ce soit un Dieu, une Muse ou le Destin, nous avons tous, en chacun de nous, la croyance que nous ne décidons pas de notre vie. Certains croient en la réacarnation, d’autres en la renaissance de l’être décédé.

Parce que nous en avons BESOIN.

Nous avons besoin de croire que la mort n’est qu’une étape, parce que croire que c’est une finalité, c’est nous dire au quotidien que l’on a pas assez profité, que l’on a pas connu ce que l’on pouvait connaître. Cessons d’idéaliser nos vies. Si nos vies c’étaient d’être ce que nous appelons le quotidien ? Une vie, c’est exactement le chemin que l’on fait, c’est cela profiter de la vie : étudier, travailler, payer. Ce ne sont pas des corvées inutiles…  ce sont nos vies et le bonheur de la vivre est d’aller travailler, d’aller chercher un emplois, d’aller voir son banquier. Nous existons. N’es ce pas déjà beaucoup ? Arrêtons la tentative d’arrêt du temps : ne luttons plus contre le temps mais vivons avec le temps. C’est celle là, la meilleure vie qui soit : accepter que je vais mourir, car la vie durant 1 000 ans ne serait plus une vie mais une torture. Toute chose a une limite. A chacun d’entre nous de savoir l’accepter.

 

Nous sommes bien étrange nous les humains

                                                                       De croire que nous mourrons demain.

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Je.

J'ai beau fouiller, j'ai beau chercher, j'ai beau tout retourner,
Je ne crois en rien. Tu me l'a dit et c'est vrai.
Mon ventre est noué, ma gorge est obstruée.
Je sens la larme couler.
Imaginaire imaginé.
Rend moi la beauté d'une fillette que j'avais.
S'il te plaît.

Combien de fois aurais je demandé ?
Combien de fois aurais-je supplié ?
Combien de fois aurais-je oubliée ?


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quel bonheur ?

Quel bonheur !
Quelle joie d'être là, sans penser à rien qu'à ce vent et ces cerfs-volants ! Quel appaisement de me sentir bien durant quelques heures. Même si les conversations ne sont pas toujours à la hauteur, rien ne peut altérer ce que j'appelle personnellement le bonheur du moment. Parce que pour moi, le bonheur, c'est échapper à ses pensées quelques heures.

Alors aujourd'hui, -jour parfait, je peux l'affirmer- je souhaiterais que toi aussi tu connaisse la paix de quelques instants ou la joie de penser autrement. J'aimerais te soulager de ta douleur durant quelques heures. Kidnapper ce qui te fait peur et l'enfermer pour ton bonheur. Cesse de penser, oublie que tu peux agir et perdurer ce que tu aimerais qui soit à tes côtés. Laisse couler les larmes de ton passé, et laisse s'afficher le sourire de ton avenir car c'est ainsi que cela va se passer : tu souriras à nouveau, parce que notre vie est ainsi ; un cycle d'eternité qui finit par s'achever. Paradoxalité de ta vie, n'empêche pas le bonheur de ressurgir à nouveau, je te le demande.

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Il hante mes jours

Il hante mes jours.

Je le cherche des yeux quand il est invisible

Je l'attend lorsqu'il prend son temps

Je veux tout et il ne me donne rien

Je veux le sentir mais il est impalpable

Je ne peux m'endormir alors qu'il est comateux

Je veux écrire lorsqu'aucun mot ne lui correspond

Je veux ce qu'il ne veut pas

Il est ce que je ne voit pas, il est ce qui intemporel, il est tout et rien à la fois, il est l'inconstant, l'insomnie, l'indéfinissable et n'a pas d'envie : le vide hante mes jours.

 

Mais il y a la nuit ...

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Peu importe le lieu

Les pas m'attirraient inexorablement vers ce lieu de tes 20 ans. Paradoxalement et très étrangement, c'est l'année de mes 20 ans que je reviens ici, 10 ans exactement. Je ne crois pas aux supestitions mais je ne me souvenais pas du batîment exact. Je me souvenais d'un ponton, de voix derrière une porte, des bruits de la nature. Comme il y a 10 ans, le mouvement de l'eau m'a etourdi. J'avancais et j'étais assise... Pourtant, c'est ce ponton exactement où j'ai choisi de m'engager... je ne me serais pas cru capable de m'en rappeler mais en marchant, je peux dire avec une quasi certitude, que c'est ici même où j'ai marché, où j'ai attendue, où j'ai entendue.

" Peu importe l'année, peu importe le lieu, peu importe les circonstances, je veux que tu revienne et si ce souhait n'est pas réalisé, accepte le passé et ne revient jamais réclamer ce que tu n'aurais pas dû quitter.

Aussi incongru que ce souhait est, je voulais te le dire mais je ne le peux : je pense à toi. "

Et le fil de l'eau emporte les espoirs et les desillusions... jusqu'à la prochaine marrée.

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