J'ai rêvé

J'ai rêvé d'une oasis de paix tant matérielle que spirituelle. J'ai rêvé d'une autre vie. J'ai rêvé que je n'étais plus ce que je suis. Elle me gave cette vie de merde, elle me gave, elle m'étouffe, elle m'enveloppe dans un monde dont je ne veux pas, elle me fait subir un présent dont je ne souhaite que l'avenir, chaque jour, un jour pour rien, un jour de survécut parce qu'on n'a pas su, déjà, vivre l'hier, alors comment vivre le lendemain ? Marcher, marcher, marcher, marcher, marcher, marcher, marcher, marcher, marcher, et pleurer pour finir par s'écrouler : Tout ce chemin parcouru et pas un pas qui ne vous a satisfait, pas un. J'en ai marre, j'en peux plus, je veux oublier. Oublier le quotidien pour ne plus rien vivre. Le vide sera plus satisfaisant que cette vie merdique à souhait. Je suis déprimée. Même toi, je te supporte pas. Surtout toi.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Je vais bien ne t'en fais pas.

Je vais bien, ne t'en fais pas. C'est ce que tu fais depuis déjà presque dix années. J'y pense. Tout de suite. Demain. Encore. Tu ne t'en fais pas. Tu n'a pas pensé à ceux qui restaient. Tu n'a pas pensé à ceux qui souffraient. Tu n'a pas pensé à moi. Et moi. Et moi qui pense à toi. Ca, tu ne t'en fais pas. La dernière fois, tu lui a apporté un cadeau pour son anniversaire. Le sien. Le mien, celui juste après le sien, tu n'y a pas pensé. Tu n'a pas pensé à moi. Tu ne pense pas à moi. Moi je ne suis rien. Moi je suis vide comme tu t'es vidée de ta famille. Moi je suis triste de l'ignorance dont je suis remplie. Moi je suis vide de toi. Parce que mon coeur étais coupé en 7 parts égales pour vous. Toi tu a démissionné de ta place. Ta place est vide de néant, d'inconscience, de tristesse, de questions, de vouloir savoir. Tu a vidée les locaux sans y être invitée. J'ai mal et seule toi peux habiter ce vide. Seule toi peux au moins le résoudre.

Rassure toi, d'autres que toi ne s'en font pas.

1 commentaire - aucun rétrolien

Il y a.

Il y a lui. Il y a eux. Il y a moi.

Tous un soucis, tous un ennuis, tous une vie. Tout à partager. Boutons d'or à ne pas écraser, larmes à ne pas verser, angoisses à ne pas laisser échapper. Et. Et il y a toutes ces autres choses. Il y a les rêves. Leurs douceurs. Leurs bonnes humeurs. L'euphorie d'être en vie. Malgrè tout. Malgrè tous les droits et devoirs. L'euphorie de vivre à peu près. L'euphorie d'être soi et de tenter de tout partager. L'euphorie de ce bras sur mes épaules. Le coton de la nuit m'enveloppe pour la journée. Mon plus beau sourire peut t'appartenir.

Un changement. Peut-être le plus grand jusqu'à présent. Demain, je me sentirais différente. Et je le serais sans doutes.

 

aucun commentaire - aucun rétrolien

arc en ciel

Bleu. Comme ces yeux embrumés.

Noir. Comme cette soirée.

Blanc. Comme la pureté qui m'a échappée.

Violet. Comme les rêves cotonnés.

Rose. Comme tous ce que j'ai detesté.

Jaune. Comme le soleil perdu de l'été.

Vert. Comme le temps qui passera.

Marron. Comme un moi profond.

Orange. Comme tu es associé.

Gris. Comme ces regrets.

Arc en ciel oui c'est vrai. 

Fade et las de s'étendre pour mieux s'effacer.

Las, les couleurs de la vie ont tendance à s'estomper.

Personne ne peut en retenir les particules.

Tous le monde dispose de son souvenir pour l'eternité.

 

Je regrette que tu ne sois pas associé à mon moi profond. Même si le temps passera, l'été a perdu le soleil que j'ai toujours detesté. Tu sera dans mes rêves cotonnées aussi présent que ma pureté absente. Cette soirée laissera mes yeux embrumés.  

 

aucun commentaire - aucun rétrolien

Suis

Suis je la tristesse incarnée ? Suis je tout sauf ce que je voudrais être ? Suis je trop exigeante ? Chaque jour se répète indéfiniment. Je suis lasse de cette redondance futile. Je ferme les yeux et la plénitude m'envahit. Le doigt se pose sur la vitre et aimerait tellement aller au delà de celle ci, toucher ce que la vitre met hors de portée. Toucher pour s'en imprégner. Dur de te faire bouger.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Vide

Je suis vide. Vide de tout. Vide de toi. La baignoire est remplie de larmes que je contient trop. Je ne suis plus toi. Mais je ne me sens pas davantage moi. J'aimerais tant de choses que je ne suis pas. Je sais. Je sais que je ne doit pas me plaindre. Je sais. Je sais tout ca. Mais je m'en fous. Je m'en fous de toi, de moi ... de tout. Qu'es ce que je me fous de tout, c'est fou ! Tu n'es plus l'energie qui m'a fait vivre. Tu n'es plus l'energie qui m'a consummée. Tu n'es plus que peu de choses en vérité. Ce n'est pas moi qui viendrais me plaindre. J'oublie. Chaque jour un peu plus. Et parfois ca fait plus mal que d'habitude. Parfois. Et puis, j'oublie aussi cette dernière douleur en espérant toujours qu'elle soit la dernière d'ailleurs.
Et il y a des jours de désespoir... et j'ai bien fait de prendre ta main dans le noir. Je ne regrette pas. Du moins pas tant que je n'ai ouvert la lumière. J'espère que tout ca ne te gêne pas car celà, ce serait la pire des choses pour moi.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Et voilà...

TITRE_IMAGE


          

                          Quelques jours sans.

Et voilà l'absence comme une présence qu'on a trop réclamée. Et voilà le silence après trop de rires esclafés. Et voilà les vacances après trop de jours travaillés. Et voilà. Et merde, tu fait chier... tu va me manquer. J'm'en fous de ces vacances si tu n'y est pas. J'm'en fous de tout ca





"Les paquerettes boudent le soleil parce que le soleil boude les paquerettes."

1 commentaire - aucun rétrolien

Et

J'ai mal. Je me sens mal depuis des jours. Je ne me sens pas bien. Je ne suis pas bien. Et je pleure et j'ai l'impression que c'est la seule chose que je sais faire.
Et je mens. Tous le temps à tous le monde. Et je m'effondre pour mieux sourire. J'ai mal. Et j'en ai marre de souffrir. Et personne n'est là. Tous le monde s'en fous. Et j'enrage de ne pas savoir vous montrer mon mal être. J'enrage de ne pas être celle que vous voyez. Et pour mieux me donner l'illusion d'être là, drôle et vivante, je joue mon rôle dans chaque coin de vie où vous êtes.
Et j'en ai marre d'être seule.


aucun commentaire - aucun rétrolien

Flanerie d'été

J'ai pensé mille choses à faire sans pouvoir me résoudre à en faire ne serait-ce qu'une seule.
Moi et ma soif de libertés, j'aurai aujourd'hui aimée être dictée.
A demie allongée ici, la paresse m'a envahie comme une ivresse.

Depuis ce matin, le soleil apparaît dans mes pensées. J'ai l'envie de me balader en t-shirt sans frissonner, l'envie d'être dehors à prendre mon petit-déjeuner, l'envie de m'allonger sur la pelouse ensoleillée, l'envie d'être en été tout simplement ne m'a pas effleurée non : elle m'a transportée.

TITRE_IMAGE







"Tu sais, avant je vivais comme Robinson Crusoé -échoué au milieu de 8 millions de personnes-. Puis un jour j'ai vu une empreinte de pas dans le sable, et tu étais là. C'est une chose merveilleuse, un dîner en tête à tête."

                                                                           Baxter











aucun commentaire - aucun rétrolien

Où est ma place ?

Es-ce ici à méditer ou devrais je être là-bas à travailler. Peut-être que ma place est à vos côtés, peut-être qu'il faut arrêter de vous influencer. J'aimerais beaucoup pour vous mais ce n'est sans doutes pas ma place. Ma place est-elle de réfléchir à mon avenir alors qu'il est dessiné. Ma place est-elle de le colorier. Aurais-je dû faire abstractions de mes idées. Ma place est-elle que dans le présent de mon avenir, je regarde le pass et constate que ma plus grande peur s'est réalisée. Ma place est-elle toujours de rêver. Ma place est d'espérer pour moi et pour les autres. Ma place est-elle d'avoir peur qu'aucun espoir ne soit jamais réalisé. Es-ce qu'un jour ma place sera aux côtés d'un voeu réalisé.Qu'elle est ma place dans ce pays, qu'elle est mon utilité.
C'est la crise identitaire et tous nous nous posons des questions similaires.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 | Page suivante