Il y a.

Il y a lui. Il y a eux. Il y a moi.

Tous un soucis, tous un ennuis, tous une vie. Tout à partager. Boutons d'or à ne pas écraser, larmes à ne pas verser, angoisses à ne pas laisser échapper. Et. Et il y a toutes ces autres choses. Il y a les rêves. Leurs douceurs. Leurs bonnes humeurs. L'euphorie d'être en vie. Malgrè tout. Malgrè tous les droits et devoirs. L'euphorie de vivre à peu près. L'euphorie d'être soi et de tenter de tout partager. L'euphorie de ce bras sur mes épaules. Le coton de la nuit m'enveloppe pour la journée. Mon plus beau sourire peut t'appartenir.

Un changement. Peut-être le plus grand jusqu'à présent. Demain, je me sentirais différente. Et je le serais sans doutes.

 

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Et

J'ai mal. Je me sens mal depuis des jours. Je ne me sens pas bien. Je ne suis pas bien. Et je pleure et j'ai l'impression que c'est la seule chose que je sais faire.
Et je mens. Tous le temps à tous le monde. Et je m'effondre pour mieux sourire. J'ai mal. Et j'en ai marre de souffrir. Et personne n'est là. Tous le monde s'en fous. Et j'enrage de ne pas savoir vous montrer mon mal être. J'enrage de ne pas être celle que vous voyez. Et pour mieux me donner l'illusion d'être là, drôle et vivante, je joue mon rôle dans chaque coin de vie où vous êtes.
Et j'en ai marre d'être seule.


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Est-il étonnant qu'on n'atteigne pas le sommet, quand on a entrepris une route escarpée ?

"Est-il étonnant qu'on n'atteigne pas le sommet, quand on a entrepris une route escarpée ? [...] J'entendrai, dit-il, mon arrêt de mort du même air que je le prononcerai et que je le verrai exécuter ; je me soumetrai aux travaux, qu'els qu'ils soient ; mon âme soutiendra mon corps. Je mépriserai les richesses, soit présentes, soit absentes, sans être plus triste si elles sont ailleurs que chez moi, ni plus fier si elles brillent autour de ma personne ; je ne serai sensible ni à l'arrivée ni à la retraite de la fortune ; je regarderai toutes les terres des autres comme m'appartenant, et les miennes comme appartenant à tous ; je vivrai persuadé que je suis né pour les autres, et j'en rendrai grâce à la nature des choses. Que pouvait-elle, en effet, faire de mieux pour moi ? Elle m'a donné à tout le monde et tout le monde à moi. Quels que soient mes biens, je ne les garderai point en avare, ni ne les dissiperai en prodigue ; je ne croirai vraiment posséder que ce que j'aurai bien donné ; je ne compterai ni ne pèserai mes bienfaits ; je les apprécierai d'après le mérite de celui qui les recevra ; je ne croirai pas avoir fait beaucoup, s'il en est digne. Rien pour l'opinion, tout pour la conscience dans mes actes ; je croirai avoir le public pour témoin quand j'agirai sous ma seule surveillance. Mon but dans le manger et le boire sera de calmer les exigences e al nature, et non point de remplir et de vider mon estomac. Gracieux pour mes amis, doux et facile pour mes ennemis, je serai fléchi avant d'être prié, j'irai au-devant des deandes honnêtes. Je saurai que ma patrie c'est le monde, et que les dieux en sont les maîtres ; qu'ils se trouvent au-dessus et autour de moi, censeurs de mes actes et de mes paroles. Quand il plaira à la nature de redemander mon âme, ou à la raison de la renvoyer, je partirai avec le témoignage d'avoir aimé la bonne conscience et les études honnêtes, de n'avoir diminué la liberté de personne et de n'avoir vu la mienne restrainte par personne. "

                                                                                                                                    
                                                                                           
"Définition du bonheur : Cherchons un bien non apparent, mais solide et de plus en plus beau à mesure qu'on le pénètre. Nous devons le déterrer. Il n'est pas loin, et on le trouvera ; il faut seulement savoir où porter la main. Actuellement nous passons, comme dans les ténèbres, au-delà de ce qui est près de nous, nous heurtant contre cela même que nous désirons. [...] La vie heureuse est donc celle qui s'accorde avec sa nature ; on ne peut l'obtenir que si d'abord l'esprit est sain et en possession constante de sa santé ; si de plus il est énergique et ardent, doué des plus belles qualités, patient, propre à toutes les circonstances, soigneux du corps et de ce qui s'y rapporte, mais sans trop de préoccupations ; s'il veille aux autres choses de la vie, sans s'étonner d'aucunes ; s'il use des rpésents de la fortune sans en être l'esclave. Tous comprennent, sans que je l'ajoute, qu'il suit là une perpétuelle tranquilité, ainsi que la liberté, puisqu'on a banni ce qui nous irrite ou nous fait peur. Au lieu des plaisirs et de ces jouissances mesquines et fragiles qui nuisent au sein même des désordres, s'établit une joie grande, inébranlable, égale ; l'âme se remplit alors de paix, d'harmonie, d'élévation, de douceur. De la faiblesse, en effet, vient toute humeur farouche. [...] L'Homme heureux est donc celui qui a un jugement droit, qui se contente du présent, quel qu'il soit, et qui aime ce qu'il  a ; celui auquel la raison rend  agréable toute situation de fortune. "

                                                                                                                                      
                                                                                            
"Voilà ce que vous en comprenez pas, et vous affectez des airs qui ne sont pas conformes à votre situation. Vous êtes comme  beaucoup de gens qui s'amusent au cirque et au théâtre, tandis que leur maison est dans le deuil pour un malheur qui ne leur a pas été annoncé. Quant à moi, qui regarde de haut, je vois les orages suspendus sur vos têtes : les uns ne crèveront que dans quelques temps le nuage qui les porte ; les autres appochent et sont sur le point de vous emporter avec vos biens. Que dis-je ! A cette heure même, votre âme n'est-elle pas, sans le savoir, le jouet d'un tourbillon rapide qui vous enveloppe, vous fait fuir et rechercher le même objet qui tantôt vous lance dans les airs, tantôt vous précipite dans l'abîme et vous brise ?"



Extraits "De la vie heureuse", Sénèque, traduction de 1883 d'un professeur de philosophie. 

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C'est pas l'amour ...


Quand je suis dans ce tram, que je cherche ton regard, j'ai mal. Je voit cette ville d'où j'observe tout et je pense à toi que je ne voit pas, j'ai mal. Quand mes pensées ont envahies mon regard et que personne ne peut plus m'apercevoir, je me noie dans le remord de ne pas t'avoir à mes côtés, j'ai mal. Je ne sais plus décrire ma tristesse quand tout est triste à mes yeux remplis de ce vent fallacieux et envahissant, j'ai mal. A longueur de journée je suis gênée d'être ce que je suis et de ne plus être ce que je veux à tes yeux, ca fait mal. Mais alors même que je sais que le vent n'est plus en cause, un tel desespoir, non pas desespoir, un sentiment de mal être si puissant s'abat sur moi et l'apaisement m'a quitté. J'ai si mal. J'ai si froid et je veux tes bras pour me réchauffer. Mais lequel de mon corps ou de mon coeur a le plus froid ? Lequel a le plus mal ?



"C'est pas l'amour qui fait mal.
C'est pas l'amour.

C'est le manque d'amour"

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Tu me manque

Tu me manque lorsque je ne suis pas connectée.
Tu me manque lorsque je dois travailler.
Tu me manque lorsque je ne suis pas fatiguée.
Tu me manque durant toute la journée.
Mon coeur ne peut s'empêcher d'être le sentiment de mes pensées.

Je hais la douleur qui a envahit ton coeur aussi sûrement que ton être entier a envahit mon coeur.
Tu console mes journées lorsqu'elles n'ont aucun intérêt.
Tu console mes nuits lorsque le manque les a envahies.
Tu console mes pensées lorsqu'elles ne peuvent s'évader.
J'aime t'aimer.

Peux tu seulement m'en priver ?

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Orphée et Eurydice


Poète et musicien de génie, Orphée tomba amoureux d'Eurydice, une nymphe des rivières. Lorsque celle-ci mourut, piquée par un serpent, Orphée, désespéré, se rendit aux Enfers pour l'y rechercher. Il parvint à convaincre Hadès, la maître des Enfers, de la laisser retourner vers le monde des vivants. Hadès, cependant, y mit une condition : sur le chemin du retour, Orphée ne devait pas se retourner pour voir Eurydice avant d'avoir franchi le seuil des Enfers. N'entendant plus sa bien-aimée derrière lui, Orphée ne put cependant s'empêcher de se retourner ; il vit alors Eurydice se pétrifier et la perdit ainsi à jamais...

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Bonne nuit...

Ca ira mieux demain, du moins je l'espère
Parce que c'est déjà ce que je me suis dit hier
Je n'ai aucune envie de ne rien faire
Je me suis assommée avec une théière.

Sans vie, inanimée, ici je gisais
Je n'ai pourtant bu qu'un verre doré !
Mais j'ai l'impression de me réveiller
Le lendemain d'une fête trop arrosée.

Pourvu que demain ca ne persiste pas
Il ne faudrait pas que tout ca
Prenne du retard ici et là
Moi je ne veux pas partir comme ca.

Je ne suis plus utile ici
Je vais remballer tout ceci
Et m'enfouir sous la couette que voici
Nuage des lendemains où j'ai trop ri.

... Bonne nuit

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Mon desordre

J'ai un seul regret

C'est de ne pas savoir chanter

Pourtant qu'es ce que j'aimerais

Te chantonner mes mots mélodiés

Qui te murmureraient l'amitié

La joie de ne pas te quitter

Et, pourquoi pas, t'enlacer ?

Car alors ce que j'aimerais chanter

C'est beaucoup plus que de la sincérité

Peut-être l'amour et sa volupté

Tu sais celle qui me fait chantonner

Alors que je ne sais pas chanter

Si toi aussi tu passais

T'a qu'à venir frapper

J'veux pas d'histoires et pas t'ennuyer

Simplement, à deux, chantonner

Plutôt que là assise par terre

A contempler mon desordre offert

Que j'aimerais, un tant soit peu,

Réduire à presque rien au mieux

Une p'tite babiole, un p'tit crayon

Un trois fois rien qui tourne pas rond

Et si tu voulais finir de ranger

Crois moi, c'est pas que ca m'arrangerais

Mais je pourrais aller grignoter

Voire bricoler une feuille de papier

Et puis au moins ca me prouverais

Que tu m'a pas laissé tomber

Je pourrais bien continuer des heures

Mais je crois bien que tout à l'heure

En reposant ce stylo trop usé

Je pourrais bien une larme verser

Car c'est pas que tu me manquerais

Mais tout de même mon coeur s'est resseré

En voyant mes affaires rangées

J'me disais que je pourrais ajouter

Le stylo que tu m'avais prêté

Que tu retrouverais rangé

Dans un lieu qui t'es étranger

Quand tu veux tu peux partager

Moi tu sais, je sais tout diviser

En 2, 3 ou en 4 si ca te plaît

J'ai pas de limite pour t'aimer

Alors pourquoi pas un dîner ?

On pourrais à l'entrée s'embrasser

Et toi qu'es ce que tu prendrais ?

Tes jours entiers je te le promet !

Et en dessert pourquoi pas flotter ?

Oui une île flottante ca m'iraît !

En finisant de rêvasser

Je peux toujours constater

Que mes affaires ne sont pas rangées

Et pas prêtes de l'être avec notre dîner

Certe embaumé, certe imaginé

Je suis pas prête de me lever

Car alors ca annoncerait

La fin de nos affaires partagées

Qui, il faut bien l'avouer,

Ont engendrées ce dîner rêvé

Mais qui pourtant, je le parierais,

Pourrais bien se terminer

Par tes affaires à mes côtés

...

...

Et apportez nous un p'tit café s'il vous plaît!

Pas chaud, pas bouillant, pas cramé

Juste un tout petit peu lacté

Comme ce nuage que je ne veux pas quitter

Comme cette larme qui ne veux pas se verser

Trop de bonheur à partager

Trop de soupçons à assassiner

Et si tu viens, chéri adoré,

Alors moi je te promet

Pour ton arrivée dans l'année

De tout changer : de tout ranger

Et en chantonnant, c'est juré !

...

Je suis désolée, je ne peux pas m'arrêter

Je sais que ce serait abuser

De te demander de m'accompagner

Jusqu'à la porte de mon entrée.

J'en ai des frissons jusqu'aux pieds

Mais si vraiment tu existais

Ne pourrais-tu pas sonner ?

Je te chantonnerais l'amitié

La joie de ne plus te quitter

Et pourquoi pas ... t'enlacer ?

...

Une chanssonnette qui rime à rien

Car pour l'instant tu es bien loin

Et le rangement pas terminé

Alors, s'il te plaît, attend que j'ai rangé.

 

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Liste de choses à faire

...Liste de choses à faire
A faire des articles
Des articles que je veux admirer
Admirez la pluie qui a frappée
Frappée le careau de mon entrée
L'entrée de l'arc en ciel
L'arc en ciel qui a débuté
Débuté au sommet de la coline
La coline a présent ensoleillée
Ensoleillé par un vent animé
Animé, ton visage qui souriait
Souriez, vous êtes observés
Observer cette longétivité
Longétivité que vous avez souhaités
Souhaitez que rien ne se passe
Passez votre chemin
Chemin animé par la pluie
Pluie qui a aussi frappée le carreau de mon entrée
L'entrée que vous avez franchi
Franchi le seuil de mon palier
Palier qui interdisait
Interdisez vous l'accès à ma liste
Liste de choses à faire ...

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un premier article

Un premier article... un premier sujet ... une première fois.. et un début à tout ... un début à moi ... un début pour eux de moi ...
TITRE_IMAGE Patxi : S'embrasser

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