Je m'exprime mal.

Voilà déjà quelques temps. Déjà et pourtant. L'escargot temporel, lente progression sur le pavé ensoleillé de nos vies écourtées. Un grand vide, qui n'est pas mesurable, qui me plonge ou plutot où je plonge.
Et pourtant tant de choses évoluent, progressent et prennent l'ampleur que je souhaite leur voir. Tant de choses. Et tant de choses ne sont plus. Tant de choses que je n'ai pas maitrisées jusqu'à leur mort, comme on ne dicte pas de la mort d'un humain. Le matériel est enclin à être du spirituel ou -plus vraisembablement- je divague. Mon âme charitable est tout de même chahutée de constater. Et les constats ne manquent pas. Et que comprendra tu de tout ceci ? Et cela m'importe peu en vérité. Je veux divaguer si ca me plait, laisser les mots fuir de mon esprit par ma bouche, les laisser vous envahir comme vous envahit parfois le rire que je n'ai pas. Et la folie, tendre dérision de l'oubli, m'a très vite rattrapée. Voilà des mois qu'elle n'étais pas apparue. Et c'est bon de la voir là, encore en moi. Pas disparue alors, toujours là en veille, à hiberner peut-être. Merci de t'être réveillé, folie innée que je ne peux refouler. C'est ainsi que les autres me voient et c'est ainsi que je veux que les autres me voient. Je suis ce que tu n'es pas. Malheureusement, je ne suis pas ce que tu es.
Lundi, Mardi, ... Peut-être les autres jours auront-ils autant de folies ? Peut-être que je revis ? Peut-être que c'est fini ? Avec des peut etre, on finit tout de même par vivre les lendemains. Et chaque lendemain accumulé aux autres finit par devenir nos vies... la mienne en tout cas.

 

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Il hante mes jours

Il hante mes jours.

Je le cherche des yeux quand il est invisible

Je l'attend lorsqu'il prend son temps

Je veux tout et il ne me donne rien

Je veux le sentir mais il est impalpable

Je ne peux m'endormir alors qu'il est comateux

Je veux écrire lorsqu'aucun mot ne lui correspond

Je veux ce qu'il ne veut pas

Il est ce que je ne voit pas, il est ce qui intemporel, il est tout et rien à la fois, il est l'inconstant, l'insomnie, l'indéfinissable et n'a pas d'envie : le vide hante mes jours.

 

Mais il y a la nuit ...

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Pas de répit


Pas de répit, pas une minute d'ennui
Quand la syntaxe se mêle à l'oubli
Je suis d'humeur de nostalgie, de mélancolie
Lunatique ou susceptible selon l'envie.

J'ai toujours revendiqué ma moquerie de vos avis
Mais c'est tout le contraire qui se produit
Parce que sans cesse j'y réfléchis

Mais je n'y arrive pas, rien n'est insignifiant
Et ce que vous dites est encore plus important
Parce que j'y pense tous le temps.
Alors arrete pour moi le vent
Stoppe le et fais en un océen
Dis lui que je vais me noyer edans
Et attends.

L'océan gonfle et gronde
La musique reagge a envahie les ondes
Il n'y a pas un tempo que je ne sonde
Ils m'amènent vers les étoiles rondes

Là haut, le son ne se produirait
Que si la bulle lactée m'accueillait à jamais
Je ne peux pas m'empêcher de pleurer
Il y a des jours où rien ne peux nous apaiser
Ces jours où on prierais pour connaître la paix
Toi aussi tu les connaît...

Désormais je me tais
Pour pouvoir mieux aprécier
La communion de l'eau sur ma peau brisée
Ou mes pleurs et les gouttes perler.
Si seulement je pouvais me noyer.

"Le bonheur, c'est ne ressentir aucun besoins, matériel ou humain, je l'ai rencontré. Il m'a chanté la plénitude du quotidien, m'a accompagné durant des journées, il étais là, assis et il me parlais. Il y a quelques années, le 4 Juillet, il m'a quitté. Es ce que je te reverrais ? "

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Un jour


Un jour le miel ne sera pas coulé dans le café. Je serais seule... et j'en pleurerais.Un jour, j'aurais cette liberté et je ne l'apprécierais pas.Un jour je pourrais boire à volonté... et je ne le ferais jamais.
Je me promenerais sous les étoiles. J'offrirai mon visage à la lune et le vent -comme à son habitude- fera couler mes yeux embués.
Un jour, du haut de mon crénaeu, je te serrerai la main à toi, sans doutes le plus beau. Et moi, bien moins belle qu'une sauterelle, je soufflerais pour te faire t'envoler... vers le clocher de l'église tu apparaîtrais. Tu ne me prometterais rien. Et ce serait très bien. Tu voudrais parler mais je t'en empêcherais : je mettrais mon doigt sur tes lèvres et tu te tairais... comme tu l'a toujours fait. J'apprivoiserais la douve qui me fait tant peur, et sur le pont levis de mes envies, je m'envolerais. Le vent plogerais à mes côtés, le froid m'envelopperais les yeux qui se mettraient en réalité à couler. Il n'y a pas d'impact, mon élément est l'air : je suis l'air. Car alors j'accompagne toutes les particules qui m'ont si souvent accompagnées alors que j'attenais le chevalier du clocher.
Ne voyez pas ici le pessimisme d'une vie mais plutôt l'attente qui l'a animée. La lassitude de s'être lassée aura emportée l'ennui de l'ennui.

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Il s'est dissipé.

Je me suis echappée. Je suis à l'abandon. Comme le rêve que l'on n'a pas su retenir, comme cette douceur qu'on aurait voulue plus longue, comme cette chaleur qu'on souhaiterais plus profonde. J'avais enlacé ce jeune homme triste qui ne me souriais plus. Sa larme avait coulée sur le sommet de ma tête. Je n'ai pas su l'arrêter. J'ai su lui montrer ma main, le seul secours que je pouvais lui apporter. J'ai su la glisser entre ses doigts. Il a pu réchauffer ma main de sa tristesse. Me montrer que son espoir s'étais dissipé et qu'il m'étais reconnaissant de n'avoir pas continué. Dans ce grand amphi imaginé que nous avons rejoint, le soleil éclairais nos feuilles de papier. Nous ne pouvions continuer. Cela m'importais peu car alors, j'étais à tes côtés. Même triste, même esseullé, même agacé, même fatigué, même assoiffé de sourire à partager, toujours, je t'aimerais.

Au moins durant cette chimère écourtée.

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Autrement

Il étais là. Il existais.
Ou plutôt il survivait. Aujourd'hui, tu n'es plus. Pas d'au revoir, pas d'adieux, pas de dernier calin, pas de promesses dans tes yeux d'être mieux. Tu n'es plus.
Je regrette. Je regrette que tu ai ainsi disparu. Tu n'étais pas le plus heureux. Tu n'étais pas le plus malheureux.
Mais parler de toi au passé... c'est difficile.
Difficile aussi de constater qu'ici, ca ne change rien ou presque pour eux.
Je m'imagine il y a quelques temps... quand tu étais là, bien présent, bien vivant ! J'en aurais mis du temps à faire autrement...

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Que chacun apprécie...

Que chacun apprécie...

La pluie alors qu'elle s'effeuille près de vous
Le vent alors qu'il souffle dans ton cou
Tes larmes alors qu'elles enflamment vos joues
La main qui t'a secouru alors que vous tombiais des nus
Le sourire qui t'a envahi alors même que vous n'étiez plus unis
La fin d'une story que vous n'aviez pas prédie

Parce qu'alors tout s'oublie


TITRE_IMAGE


Je ne sais pas d'où me viennent ces pensées
Ou plutôt si, de vous avoir observés
Parce que l'humain est ce qui est de plus abstrait
J'aurai aimé comprendre cet être loin d'être le plus parfait


La perfection n'existe pas ...
Mais si l'idée de perfection n'existait pas ...
Alors aucun être n'existerait


Sois serein(e)
Ta vie ne vaut peut-être pas la peine
Mais c'est la tienne


Ce qui est dit est fait ...
Merci d'être passé(e).

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Je veux écrire...

Je veux écrire, aligner des mots<
br /> Montrer -en quelque sorte- que tout est beau
Si tu ne peux le voir
Laisse moi te le laisser apercevoir
Si je ne suis pas devant ma télé
C'est simplement pour te combler
Si je ne suis pas assise là, endormie
C'est pour t'accueillir ici

Si mes propos sont un peu dispersés
Si mon rire résonne pour te gêner
Si je n'ai pas cessée
C'est pour te montrer

Tu vois, la vie paraît cruelle
Mais nous la rendons infidèle
Alors même que je suis l'emblème
De bien des dilemnes
Je ne peux ...

Alors même que je voudrais être celle
Celle qui fait que tu souris, que tu vis, que tu aime
En écrivant ce "poème", je ne peux te dire
Je ne peux décrire
Je ne peux ressentir
Ni haine, ni joie, ni quoi que ce soit

Es-ce que par hasard je t'aime ?

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On pourrait s'embrasser ...

Et là dans cette voiture, elle regarde les étoiles défiler par la fenêtre du passager… elle pense à cet homme à côté d’elle… si près d’elle en vérité. Quelle étrange situation. La voiture redémarre. Elle a l’impression qu’il l’a connaît, qu’ils ont déjà fait ce chemin ensemble … Elle se surprend à écouter la radio ….
« Tu me sembles bien triste, tu me sembles être seule "Tu me sembles perdue, mais tu me sembles si belle Crois-tu que l'on pourrait faire un bout de route ensemble ? » Il se dit que c’est exactement ce qu’il pense ! Il accelere. Elle est si belle avec cette lumière et si … mélancolique !
« Crois-tu que l'on pourrait faire un bout de route ensemble ? Tu sais tout ira mieux, tout peut s'arranger Il me semble » Le silence … ou plutôt la musique est le seul son que ces deux êtres peuvent supporter dans cet habitacle de tôle … Elle envisage un moment, une soirée, une journée, une semaine voire un mois en compagnie de cet homme : un bout de route en somme. La voiture entame un rond-point. Il est si charismatique cet homme, il semble si bienveillant… si accueillant… si amoureux aussi. Il a l’air concentré. Heureusement ; elle est d’habitude si tendue dans une voiture, elle appréhende sans arrêt les tournants, les passants, les arrêts et tout ce qui pourrait créer ne serais ce qu’un écart de la voiture. Le monaco doit l’avoir anesthésié, elle y prête peut attention ce soir.. La conduite est sans doute plus douce aussi. Cette petite musique est une bulle à écouter.
« Pourquoi tu aimes le vent, pourquoi tu aimes la pluie Tu regardes le ciel et ton air s'assombrit Pourquoi tu ne dis rien Est-ce vrai ce que j'entends ? Tu ne pleure que quand il pleut Et que tu ne vois pas pleurer tes yeux » Lui se dit qu’il est obsédé par cette nana !!! En tout cas elle l’attire. Il aimerait bien qu’elle le regarde, qu’elle ose détourner ses yeux de sa fenêtre, qu’elle ose regarder dans ses yeux l’amour qu’il lui porte… il aimerait mais il ne peut pas provoquer cela, il ne peut pas parler pour qu’elle le regarde. Il ne peut pas attirer son regard. Non pas qu’il ne peux pas en vérité mais il ne veux pas briser cet instant de serenité qu’elle semble posséder : elle est moins perdue, il le sens, peut être a-t-elle aligné un pas au milieu de ses réponses ?
« On pourrait s'embrasser On pourrait s'embrasser La vie nous appartient On pourrait s'embrasser On pourrait s'embrasser tu sais L'amour te va si bien » C’est une idée ca … on pourrait s’embrasser. Elle y pense. Un baiser c’est déjà un petit bout de chemin. Mais cet homme a trop d’amour, elle sais qu’elle s’enfuie avant même de s’être approchée.
"L'amour te va si bien L'amour te rend très belle La vie ne sera rien si on ne prend pas soin d'elle L'amour te va si bien c'est l'amour qui te va le mieux Si on s'embrassait encore un peu" Comment se rapprocher d’elle ? Il ne cesse de se poser la question… S’il lui disait qu’elle lui semble belle, elle ouvrirait la porte pour sortir de la voiture ! Elle se dit qu’elle ne pourra pas résister à cette tension dans cette voiture, à cette etincelle qu’elle perçoit dans ses yeux. Son regard se reflète dans le pare-brise : on pourrait s’embrasser !!!
"On pourrait s'embrasser" La voiture fait un arrêt pour le feu rouge. Elle se tourne vers lui, aimantée par ce reflet.
"On pourrait s'embrasser L'amour te va si bien" Il a tourné la tête presque immédiatement, ils se sont rapprochés : leurs lèvres se frôlent… leurs lèvres se détournent… leurs lèvres s’entremêlent…
"Tu me sembles bien triste, tu me sembles être seule Tu me sembles perdue, mais tu me sembles si belle" Si belle, elle est si belle… Si doux, il est si doux ..
"Tu me sembles si belle" Belle cette journée qui s’échève.. Belle cette soirée annoncée…
"On pourrait s'embrasser On pourrait s'embrasser" L’excellence d’un moment pour un instant impatient…
"Tu me sembles si belle" Un klaxon, une conductrice impatiente… attendue par son amamt ? Il tourne la tête, passe la vitesse : la voiture redémarre…

Na na na na na na naaaa ... na na na na naaa.... Patxi : S'embrasser

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