Vendredi 9 Mars 2007
Par tarpeia, Vendredi 9 Mars 2007 à 17:26 GMT+2 dans Limbe
J'ai voulu des amis
Et tous ont fuis.
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Vendredi 2 Mars 2007
Par tarpeia, Vendredi 2 Mars 2007 à 22:52 GMT+2 dans Limbe
J'ai souvent douté sur mes envies. Mais tu es léger, tu est souriant et je te fait rire à souhait. Auparavant, tu m'étais inconnu et alors, lorsque je te croisais, je ne rencontrais que le vide qui m'entourais. Pourtant depuis quelques jours, la folie ne s'est pas invitée sans être conviée. Et bien sûr tu l'a accompagnée. J'ai l'impression d'avoir un ami. Et si ca n'est pas vraiment encore le cas, je sais que ca ne saurait tarder parce que je suis bien avec toi. Une complicité ne s'installe pas, elle naît d'ennuis et d'envies, ce dont nous avons tous les deux en communs. Je te sens comme un collégien qui a envie de faire bien. Je me sens joyeuse et je voudrais que tu le sois aussi. Lorsque la mélancolie fera de nouveau son apparition, je sais que te voir suffira à la blesser. J'aimerais déjà être lundi pour pouvoir t'embrasser du regard, comme un improbable ami que tu étais voilà quelques mois. Je ne sais pas ce que tu pense de moi et bizarrement cela ne m'indifère pas. Mais aujourd'hui tu es mon sujet et mon inspiration, celui auquel j'ai pensé pendant une bonne partie de la journée, lorsque tu n'étais pas à mes côtés.
C'est idiot, je le sais, mais j'ai l'impression que tu aime accompagner mes journées. Pour une fois je n'ai rien demandé et tu es là, au meilleur moment qui soit. Revient encore demain, reste ici pour juillet, accompagne moi aussi durant l'été... Pourquoi pas ?
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Lundi 12 Fevrier 2007
Par tarpeia, Lundi 12 Fevrier 2007 à 18:46 GMT+2 dans Limbe
Quelle folie de s’attacher à la vie. Quelle folie de
croire en sa fin. La vie n’est pas la fin de quoi que ce soit. La mort est
normale et nous l’a diabolisons. Nous luttons, chaque jour de notre vie contre
ce temps qui passe, contre les minutes qui s’écoulent et contre les secondes
qui défilent. Nous ne voulons pas mourir. Nous ne voulons pas connaître la
mort. Nous avons peur de la mort. Mais qu’est t-elle la mort ?
Pourquoi avons-nous besoin d’un lieu, d’une mémoire, de souvenirs pour nous rappeler
nos morts ? Pourquoi pensons t-on aux morts ? Ils nous manquent. Oui.
Mais bien des personnes en vie nous manquent aussi. Contre le temps qui passe,
nous avons crées la photo pour se souvenir de ce sourire. Et comme le temps
n’étais pas assez présent sur ces photographies, nous avons crées les
caméscopes pour se souvenir d’un rire.
Et bien avant cela, nous avons pensé et beaucoup pensent encore qu’une divinité
décide de notre vie. Que ce soit un Dieu, une Muse ou le Destin, nous avons
tous, en chacun de nous, la croyance que nous ne décidons pas de notre vie.
Certains croient en la réacarnation, d’autres en la renaissance de l’être
décédé.
Parce que nous en avons BESOIN.
Nous avons besoin de croire que
la mort n’est qu’une étape, parce que croire que c’est une finalité, c’est nous
dire au quotidien que l’on a pas assez profité, que l’on a pas connu ce que
l’on pouvait connaître. Cessons d’idéaliser nos vies. Si nos vies c’étaient
d’être ce que nous appelons le quotidien ? Une vie, c’est exactement le chemin
que l’on fait, c’est cela profiter de la vie : étudier, travailler, payer.
Ce ne sont pas des corvées inutiles… ce
sont nos vies et le bonheur de la vivre est d’aller travailler, d’aller
chercher un emplois, d’aller voir son banquier. Nous existons. N’es ce pas déjà
beaucoup ? Arrêtons la tentative d’arrêt du temps : ne luttons plus
contre le temps mais vivons avec le temps. C’est celle là, la meilleure vie qui
soit : accepter que je vais mourir, car la vie durant 1 000 ans ne serait
plus une vie mais une torture. Toute chose a une limite. A chacun d’entre nous
de savoir l’accepter.
Nous sommes bien
étrange nous les humains
De croire que nous mourrons demain.1 commentaire - aucun rétrolien
Mardi 6 Fevrier 2007
Par tarpeia, Mardi 6 Fevrier 2007 à 12:38 GMT+2 dans Limbe
J'ai beau fouiller, j'ai beau chercher, j'ai beau tout retourner,
Je ne crois en rien. Tu me l'a dit et c'est vrai.
Mon ventre est noué, ma gorge est obstruée.
Je sens la larme couler.
Imaginaire imaginé.
Rend moi la beauté d'une fillette que j'avais.
S'il te plaît.
Combien de fois aurais je demandé ?
Combien de fois aurais-je supplié ?
Combien de fois aurais-je oubliée ?
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Dimanche 4 Fevrier 2007
Par tarpeia, Dimanche 4 Fevrier 2007 à 21:52 GMT+2 dans Limbe
Quel bonheur !
Quelle joie d'être là, sans penser à rien qu'à ce vent et ces cerfs-volants ! Quel appaisement de me sentir bien durant quelques heures. Même si les conversations ne sont pas toujours à la hauteur, rien ne peut altérer ce que j'appelle personnellement le bonheur du moment. Parce que pour moi, le bonheur, c'est échapper à ses pensées quelques heures.
Alors aujourd'hui, -jour parfait, je peux l'affirmer- je souhaiterais que toi aussi tu connaisse la paix de quelques instants ou la joie de penser autrement. J'aimerais te soulager de ta douleur durant quelques heures. Kidnapper ce qui te fait peur et l'enfermer pour ton bonheur. Cesse de penser, oublie que tu peux agir et perdurer ce que tu aimerais qui soit à tes côtés. Laisse couler les larmes de ton passé, et laisse s'afficher le sourire de ton avenir car c'est ainsi que cela va se passer : tu souriras à nouveau, parce que notre vie est ainsi ; un cycle d'eternité qui finit par s'achever. Paradoxalité de ta vie, n'empêche pas le bonheur de ressurgir à nouveau, je te le demande.
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Mercredi 31 Janvier 2007
Par tarpeia, Mercredi 31 Janvier 2007 à 22:44 GMT+2 dans Limbe

Les pas m'attirraient inexorablement vers ce lieu de tes 20 ans. Paradoxalement et très étrangement, c'est l'année de mes 20 ans que je reviens ici, 10 ans exactement. Je ne crois pas aux supestitions mais je ne me souvenais pas du batîment exact. Je me souvenais d'un ponton, de voix derrière une porte, des bruits de la nature. Comme il y a 10 ans, le mouvement de l'eau m'a etourdi. J'avancais et j'étais assise... Pourtant, c'est ce ponton exactement où j'ai choisi de m'engager... je ne me serais pas cru capable de m'en rappeler mais en marchant, je peux dire avec une quasi certitude, que c'est ici même où j'ai marché, où j'ai attendue, où j'ai entendue.
" Peu importe l'année, peu importe le lieu, peu importe les circonstances, je veux que tu revienne et si ce souhait n'est pas réalisé, accepte le passé et ne revient jamais réclamer ce que tu n'aurais pas dû quitter.
Aussi incongru que ce souhait est, je voulais te le dire mais je ne le peux : je pense à toi. "

Et le fil de l'eau emporte les espoirs et les desillusions... jusqu'à la prochaine marrée.

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Samedi 27 Janvier 2007
Par tarpeia, Samedi 27 Janvier 2007 à 21:23 GMT+2 dans Limbe
A mon réveil, je comprend ce rêve angoissant qui m'a animé durant la nuit. Toute la journée, le même sentiment ne m'aura pas quittée. Je suis ce que je suis et je ne l'ai pas assumé cette nuit. Le rêve m'a montré ce que je suis et il n'y a que dans mon coeur que je ne perd pas quelqu'un. Je veux aimer encore et encore, à ma perte s'il le faut. Je veux tout perdre pour me savoir transportée. Je ne peux pas être moi. Et si c'est à cette condition que j'obtiendrais ce que je souhaite, je le ferais.
Pense à moi... s'il te plaît... pense à moi rien qu'une seconde.
N'oublie pas celle qui ne peux pas oublier.
On possède parfois si peu de choses qui nous retiennent.
Si peu d'espoir mais de l'espoir quand même. Et même si ce soir je ne peux espérer, espére pour moi, transporte la force et fait la s'agrandir.
J'ai le mal de vivre mais c'est mieux que de vivre mal.
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Vendredi 26 Janvier 2007
Par tarpeia, Vendredi 26 Janvier 2007 à 19:49 GMT+2 dans Limbe
Elle a mal. Encore. Depuis 10 ans. Tes 30 ans sont pour un tiers sa douleur de chaque instant. Tu étais l'ainée. Aujourd'hui, tu es "l'autre". Tu fut choyée, adulée, lovée dans leurs bras. Tu es une boule en feu de douleur dans son ventre et tu vois, même loin, tu est toujours dans son ventre comme le premier enfant qu'elle a eu. Lui aussi souffre. Plus encore qu'elle. Et je vois ses souvenirs emerger, ses rancoeurs et sa peur enterrée de ne plus te revoir.
J'aime ses moments où elle se livre à moi qui écoute comme une oreille qui ne supporte plus la douleur de ce visage vieilli par les ans et par tous les événements qui auront été le quotidien de cette femme. Elle a pleuré devant cette poupée, la première qu'elle eu acheté pour sa fille. La fierté est supplanté par la tristesse de sa fille déchue. Es-tu encore sa fille ? Je n'ai pas de réponses. Parfois, tu es comme tel. Parfois, tu es l'inconnue que j'ai croisée ce midi.
Et dans ce bureau trop grand pour que je m'y sente bien, tu es là à quelques mètres. Je n'étais pas revenue depuis tant d'années. Aux gens que je croise, je n'arrive pas à t'occulter. Oui j'étais chargée d'espionner tes 20 ans derrière cette porte trop silencieuse pour un anniversaire. Le plan d'eau est juste ici, le même qu'il y a presque 10 ans. Il me fascine toujours autant. J'ai peur de me noyer dans ces gouttes aussi nombreuses que les larmes que j'ai versées en 10 ans de ma vie.
Nous t'avons vue pour la dernière fois il y a 7 ans pour son anniversaire à l'un de nous. Je n'oublierai jamais ces chiffres maudits. Car il y a 7 ans, tu nous a laissé nous 7 avec les 7 ans de malheurs que tu avais cassés. Alors, j'ai un espoir si insensé que peut-être... peut-être es ce la dernière année.
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Mercredi 17 Janvier 2007
Par tarpeia, Mercredi 17 Janvier 2007 à 17:48 GMT+2 dans Limbe

Toi que je voit au loin.
Toi qui passait sans me voir.
Toi qui riait au lointain.
Toi que l'on ne peut qu'apercevoir.
Tu me fascine
Je me destine
A toi
Pour toi
A ce que tu veux bien faire de moi
A ce que je veux offrir pour toi
Pourquoi pas ?
Tu me plaît. C'est un fait. Autant ne pas le nier. Autant accepter. Autant m'approcher. Autant découvrir qui tu est. Autant oser te parler. Autant venir t'embrasser. Autant prendre ta main. Autant t'emmener. Et en réalité ?
En réalité. Tu avance toujours. Tu t'en va.
En réalité. Je ne retiens pas ce bonhomme un peu court mais si viril que tu es. Je ne retiens que le souffle de mes années qui s'envolent par la fenêtre entrouverte. Je ne retiens plus ces heures défilées qui échappent à leurs propriétaire à jamais. Si tant est que nous en soyons les propriétaires bien sûr. En tout cas, j'aimerais ne plus les enfermer dans ma main brisée de les avoir trop serrés. Car après tout, ca n'est pas le pouvoir.
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Lundi 8 Janvier 2007
Par tarpeia, Lundi 8 Janvier 2007 à 21:02 GMT+2 dans Limbe

Lune, auprès de toi, j'effectue une demande
Une prière en quelque sorte.
Ne renie pas cet espoir que je met en toi.
Alors que je suis ici à te contempler,
Tu pourrais m'accorder une volonté.
Inédite et spéciale, il est vrai.
Que tu pourrais accomplir, si tu le voulais
Unies, nous le sommes de notre passé.
Et maintenant, je te prie : délie moi de toi.
Enivrée par ta clarté, j'en oublie toutes mes obligations
Sauf celle de penser à toi :
Tu m'emporte à longueur de journée
Depuis que je suis née,
Et depuis bien plus longtemps encore,
Lunatique je suis,
Puisque tu l'a décidée.
Hallucinations diverses et variés,
Il n'existe pas de repos pour moi.
Ne peux tu pas te livrer ?
Enferme toi dans mon coeur et ne ressors jamais... S'il te plaît...
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