Des années encore .. et pas pour toujours.
Elle a mal. Encore. Depuis 10 ans. Tes 30 ans sont pour un tiers sa douleur de chaque instant. Tu étais l'ainée. Aujourd'hui, tu es "l'autre". Tu fut choyée, adulée, lovée dans leurs bras. Tu es une boule en feu de douleur dans son ventre et tu vois, même loin, tu est toujours dans son ventre comme le premier enfant qu'elle a eu. Lui aussi souffre. Plus encore qu'elle. Et je vois ses souvenirs emerger, ses rancoeurs et sa peur enterrée de ne plus te revoir.
J'aime ses moments où elle se livre à moi qui écoute comme une oreille qui ne supporte plus la douleur de ce visage vieilli par les ans et par tous les événements qui auront été le quotidien de cette femme. Elle a pleuré devant cette poupée, la première qu'elle eu acheté pour sa fille. La fierté est supplanté par la tristesse de sa fille déchue. Es-tu encore sa fille ? Je n'ai pas de réponses. Parfois, tu es comme tel. Parfois, tu es l'inconnue que j'ai croisée ce midi.
Et dans ce bureau trop grand pour que je m'y sente bien, tu es là à quelques mètres. Je n'étais pas revenue depuis tant d'années. Aux gens que je croise, je n'arrive pas à t'occulter. Oui j'étais chargée d'espionner tes 20 ans derrière cette porte trop silencieuse pour un anniversaire. Le plan d'eau est juste ici, le même qu'il y a presque 10 ans. Il me fascine toujours autant. J'ai peur de me noyer dans ces gouttes aussi nombreuses que les larmes que j'ai versées en 10 ans de ma vie.
Nous t'avons vue pour la dernière fois il y a 7 ans pour son anniversaire à l'un de nous. Je n'oublierai jamais ces chiffres maudits. Car il y a 7 ans, tu nous a laissé nous 7 avec les 7 ans de malheurs que tu avais cassés. Alors, j'ai un espoir si insensé que peut-être... peut-être es ce la dernière année.
J'aime ses moments où elle se livre à moi qui écoute comme une oreille qui ne supporte plus la douleur de ce visage vieilli par les ans et par tous les événements qui auront été le quotidien de cette femme. Elle a pleuré devant cette poupée, la première qu'elle eu acheté pour sa fille. La fierté est supplanté par la tristesse de sa fille déchue. Es-tu encore sa fille ? Je n'ai pas de réponses. Parfois, tu es comme tel. Parfois, tu es l'inconnue que j'ai croisée ce midi.
Et dans ce bureau trop grand pour que je m'y sente bien, tu es là à quelques mètres. Je n'étais pas revenue depuis tant d'années. Aux gens que je croise, je n'arrive pas à t'occulter. Oui j'étais chargée d'espionner tes 20 ans derrière cette porte trop silencieuse pour un anniversaire. Le plan d'eau est juste ici, le même qu'il y a presque 10 ans. Il me fascine toujours autant. J'ai peur de me noyer dans ces gouttes aussi nombreuses que les larmes que j'ai versées en 10 ans de ma vie.
Nous t'avons vue pour la dernière fois il y a 7 ans pour son anniversaire à l'un de nous. Je n'oublierai jamais ces chiffres maudits. Car il y a 7 ans, tu nous a laissé nous 7 avec les 7 ans de malheurs que tu avais cassés. Alors, j'ai un espoir si insensé que peut-être... peut-être es ce la dernière année.
Par tarpeia, Vendredi 26 Janvier 2007 à 19:49 GMT+2 dans Limbe (article, RSS)





