Il s'est dissipé.
Je me suis echappée. Je suis à l'abandon. Comme le rêve que l'on n'a pas su retenir, comme cette douceur qu'on aurait voulue plus longue, comme cette chaleur qu'on souhaiterais plus profonde. J'avais enlacé ce jeune homme triste qui ne me souriais plus. Sa larme avait coulée sur le sommet de ma tête. Je n'ai pas su l'arrêter. J'ai su lui montrer ma main, le seul secours que je pouvais lui apporter. J'ai su la glisser entre ses doigts. Il a pu réchauffer ma main de sa tristesse. Me montrer que son espoir s'étais dissipé et qu'il m'étais reconnaissant de n'avoir pas continué. Dans ce grand amphi imaginé que nous avons rejoint, le soleil éclairais nos feuilles de papier. Nous ne pouvions continuer. Cela m'importais peu car alors, j'étais à tes côtés. Même triste, même esseullé, même agacé, même fatigué, même assoiffé de sourire à partager, toujours, je t'aimerais.
Au moins durant cette chimère écourtée.
Au moins durant cette chimère écourtée.
Par tarpeia, Mercredi 3 Janvier 2007 à 14:42 GMT+2 dans Nervure (article, RSS)





