Tu m'a envahit

Une insomnie. Le sommeil refuse d'occulter mes pensées. Je m'allonge sur le dos et mes yeux ouverts, je ne vois que toi. Tu a envahit mes nuits .

7h00 du matin. Je déjeune. Seule. Une angoisse de l'être encore demain. Un croissant pour toi qui n'est pas encore là. Faut que je bouge. Tu a envahit mes déjeuners.

La porte se referme sur mon univers. J'aurais presque envie de laisser la clé pour que je puisse te trouver déjà dans mon canapé. Je retire la clé. Tu a envahit mon lieu.

Sans mouvements mais pourtant partie vers le quotidien de la vie. J'écoute. Les gens parlent. D'eux. De toi aussi. Il me semble qu'eux parlent de toi. Mon coeur se pince. Tu a envahit mes moments de libertés.

Ils sont là. Tous. Je ne cesse de répéter que je vais bien. Et toi ? Comment va tu ? J'aimerais déjà le savoir. Je trouve injuste que je ne le sache pas déjà. Tu a envahit mes envies.

Salle obscure et ambiance tamisée comme si j'étais au beau milieu de ton intimité. Je suis dans tes bras. Tu es presque là, materialisé par cette ambiance. Tu a envahit mes journées.

Et je rentre, seule. Je me depêche, tu est peut-être déjà chez moi. Tu m'attend sans doutes. Tu m'a préparé une surprise, tu sera là toi que je ne connaît pas ? arrivée devant ma porte. Je ne peux entrer. Parce que je sais que tu n'es pas là. Tu a envahit ma tristesse.

Et toute la journée, ais je pu oublier de penser à toi ?
Tu a envahit mes journées. Mais mieux que cela, tu a envahit ma vie ! 
Tu a envahit mes larmes.

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